Faune du Mercantour

La faune du Mercantour

Depuis les espèces spectaculaires, que sont le bouquetin, l’aigle royal ou le
loup revenu naturellement à partir de l’Italie, jusqu’à de plus discrètes appartenant au monde des insectes, la faune du Mercantour est d’une grande diversité, ce qui fait sa renommée internationale. Conditions biogéographiques, variations climatiques et actions humaines sont à l’origine de cette richesse qui se traduit, notamment, par un endémisme prononcé. Il existe une grande diversité d’espèces. Elles varient avec la différence d’altitude. La nature des massifs forestiers et des alpages sont autant de facteurs expliquant la présence des animaux, leur densité, leurs habitudes et leurs besoins. On y a d’ores et déjà dénombré plusieurs milliers d’espèces (certaines sont présentes depuis la fin des glaciations) dont notamment 197 espèces de vertébrés sur le territoire et dont 53 sont menacées. Le massif du Mercantour présente une grande diversité d’habitats de part la géologie, les différentes altitudes, et sa position entre mer et montagne avec la proximité de la Méditerranée. Durant les périodes glaciaires, ces caractéristiques ont permis d’abriter des espèces boréales et méditerranéennes. L’entomofaune est également exceptionnelle avec des miliiers d’espèces recensées dont certaines n’existent que sur ce massif. Depuis sa création en 1979, nous bénéficions des observations faites par les agents du parc national du Mercantour. Un atlas les présente à travers un inventaire réalisé par des scientifiques. Cette volonté de partage des connaissances nous permet d’avoir accès sur internet à des fiches complètes sur la faune de vertébrés concernant 321 espèces et d’invertébrés rassemblant plus de 2300 espèces.

Qui rencontrer en avril?

On peut suivre au jour le jour les observations des agents qui signalent celles qu’on peut voir au moment voulu. Par exemple, en ce moment début avril, on peut voir dans la nature le chevreuil et si on clique sur la photo, la fiche espèce vous renseignera de façon détaillée. Par exemple, nous apprenons que le chevreuil est le plus petit des cervidés en Europe.

Nos stages sur la faune avec un spécialiste reconnu

Nous organisons un stage de faune du Mercantour avec un spécialiste qui est en plus un photographe exceptionnel , Cedric Robion, d’ailleurs toutes les photos viennent de sa collection qu’il nous laisse aimablement utiliser. C’est à travers le regard professionnel de Cedric Robion et de sa longue vue dont il ne se sépare jamais que vous aurez la chance de découvrir une faune sauvage.
Il est capable de rester à l’affût dans un trou à neige pendant des heures à observer les loups et à rapporter des photos uniques.
Alors, imaginez bien que rien ne lui échappe, et qu’il saura vous montrer les bouquetins qui se prélassent au soleil, les chamois qui paissent dans les pentes, les mouflons qui se cachent derrière les rochers, le gypaète qui tournoie.
Cedric Robion est accompagnateur en montagne, excellent photographe, c’est avant tout un passionné d’espaces sauvages et de leurs écosystèmes. Il sera votre intervenant en tant que spécialiste faune de montagne, éthologie, et ornithologie.

Nos stages de randonnées s’adressent aux amoureux de la montagne et ce n’est pas tant l’aspect randonnée qui est mis en avant dans ces journées mais la découverte approfondie de cette nature magnifique.

Le long de vos randonnées, que ce soit en participant au stage spécial faune ou en cheminant avec un âne, en famille ou avec le portage de vos bagages,vous pourrez consulter le site du parc national du Mercantour tout au long de votre randonnée car il met à jour les observations relevées dans chaque commune traversée ce qui vous sera utile car vous ne manquerez pas de rencontrer un grand nombre d’animaux sauvages. Le Parc national recueille des données sur la faune depuis plus de 35 ans et elle sont utilisées pour mieux connaître la biodiversité, suivre les évolutions de certaines espèces fragiles ou patrimoniales. Les agents du parc font régulièrement des observations dans le cadre de leurs missions avec un véritable souci d’enrichissement des connaissances sur la biodiversité alpine. Elles sont affichées en temps réel sur cet atlas. Vous pouvez ainsi suivre l’état des connaissances sur ce territoire.

La vie des animaux en montagne

Au siècle dernier, la vie animale était beaucoup plus abondante. De nos jours, on ne rencontre plus ni chats sauvages, ni castors et le loup et le lynx ne reviennent que depuis peu, suscitant une vive polémique car leur arrivée menace la vie pastorale .

  • Pour la haute-montagne, sont recensés: le lièvre variable qui présente des facultés de mimétisme à la neige; la marmotte qui hiberne ; c’est le domaine de prédilection du chamois, présent à peu près partout dans la vallée, mais il est en diminution; vu les territoires qu’il pourrait occuper, on est loin des populations d’il y a trente ans.
  • Quelques couples de bouquetins paissent tranquillement dans le berceau suspendu de Roche Grande et des mouflons vers le lac d’Allos.
  • Au-delà de la limite des arbres, en juin, les marmottes surgissent de leur long sommeil forcé; vous pouvez les observer devant leurs terriers sur les pentes ensoleillées et entendre leurs sifflements aigus.
  • à l’étage collinéen, le renard, le chevreuil, le blaireau le sanglier se partagent la forêt.
  • Il est courant de rencontrer des traces parfois impressionnantes de grands ongulés sur ces sentiers que ni cerfs ni chevreuils n’hésitent à prendre. Les bauges creusées des sangliers, bains de boue « thérapeutiques  » dénoncent leur présence parfois signalée aussi par leur passage dans les potagers!
  • La réintroduction par les sociétés de chasse de “ cochongliers” à moitié domestiqués est une source de problèmes pour les résidents car ces espèces ne craignent pas la compagnie de l’homme et se transforment volontiers en laboureurs de jardin…même plantés et cultivés.
  • Les reptiles: lézards, lamberts, orvets, vipères aspic, couleuvres. Les rivières et les torrents sont peuplés de truites, les lacs de montagne d’ombles chevaliers à la chair si fine
  • Les rivières et torrents ainsi que les lacs de montagne sont peuplés de truites (Fariau, arc en ciel, etc…).
  • Au bas des collines nous trouvons: lièvres communs, lapins, martres et fouines; des petits rongeur: écureuils, musaraignes; des batraciens.

Les mammifères

Six espèces d’ongulés parcourent le Mercantour. Le cerf et le chevreuil s’abritent en forêt, tout comme le sanglier. Introduit dans la réserve de chasse du Boréon en 1950, le mouflon fréquente les éboulis ensoleillés ; peu adapté à la haute montagne, il est victime de la neige et du loup vu pour la première fois dans le massif en 1992.

Le chamois

Le chamois, athlète des névés, et le bouquetin, virtuose de l’escalade, arpentent la pelouse alpine. Si la marmotte s’endort pour l’hiver au fond de son terrier, le lièvre variable et l’hermine en profitent pour changer de robe. C’est un cousin de l’antilope, il est l’emblème des montagnes alpines.

Le bouquetin

Fin 19 eme , ils étaient au bord de l’extinction il ne restait qu’une centaine d’individus. Puis, grâce à de nombreuses opérations de réintroduction réalisées sur l’ensemble de l’arc alpin, on compte aujourd’hui plus de 50 000 bouquetins sur le massif des Alpes. Aujourd’hui, lorsque vous observez des bouquetins si paisibles lors de vos randonnées dans le Parc national du Mercantour, il s’agit d’un vrai miracle!

Le mouflon

Proche du mouton, cet ongulé est reconnaissable à ses cornes enroulées. Le pelage est brun foncé en hiver, plus clair en été. Les mâles arborent en hiver une tache blanche sur le bas du dos, appelée « selle ». Le mouflon est un animal grégaire, qui peut former des groupes de taille très importante. Bien que pouvant être observé en haute montagne en été, ce n’est pas une espèce montagnarde. Inadapté à la neige, le mouflon descend en hiver dans la vallée, il est une proie pour les loups !

Les chauve-souris
Dix-neuf des vingt-neuf espèces de chauves-souris européennes sont présentes ; c’est ainsi que le molosse de Cestoni, espèce méditerranéenne, côtoie la sérotine bicolore, espèce arctique, et que le petit rhinolophe développe de belles colonies.

Spécial petit rhinolophe sur le blog: https://itinerance.net/blog/chauve-souris-et-coronavirus/

Les marmottes

Qui dit marmotte dit montagne et quel plaisir d’en rencontrer au cours de nos randonnées. C’est le signal du printemps, c’est le moment où les alpages du Mercantour se couvrent de vert. Et puis en été, elles accompagnent les randonnées de leur sifflement aigü.
Ce petit rongeur, court sur pattes, aux dents en avant, qui doit faire penser aux dentistes en randonnée qu’il faudrait bien qu’elle porte un appareil ( ah, la déformation professionnelle…) représente à lui seul toute la magie de la montagne pour les enfants. Si la marmotte a de petites pattes, la raison en est évidente pour circuler dan ses terriers bas de plafond, il faut creuser tout de même. Ce hobbit de montagne est proche de l’écureuil mais c’est le plus gros rongeur en Europe. Et son ennemi, le grand Sauron, c’est l’aigle royal qui rôde au-dessus des cimes de son oeil acéré pour croquer ce charmant animal. Mais la Nature est ainsi faite qu’il faut que tout le monde ait un prédateur.

Une vie de marmotte dans le Mercantour

Marmottes dans les Alpes

Dans les Alpes-Maritimes, on rencontre la Marmotte des Alpes; elle subsiste sur quelques communes des Préalpes du Cheiron dans le Moyen-Pays, mais elle est surtout présente sur les hautes vallées du Mercantour. La marmotte qui a besoin de prairies pour s’alimenter se trouve privée de nourriture lorsque la neige recouvre le sol. C’est pour cette raison qu’elle a développé l’hibernation comme stratégie de survie. Cette hibernation qu’elle effectue en famille au fond de son terrier dure environ 6 mois. Depuis 1998, un carnet de prélèvement est obligatoire pour la chasse de la Marmotte au même titre que pour les espèces de petit gibier de montagne. Elle est peu chassée dans le département où les prélèvements sont en moyenne de 60 individus.

Une marmotte est adaptée à l’hiver du Mercantour


Tout randonneur reconnait son sifflement particulier quand il y a un danger et que la sentinelle prévient ses congénères de vite courir dans le terrier. Elle vit de 4 à 10 ans et pèse entre 2 et 9 kg selon le moment de l’année car elle a la bonne idée d’hiberner pour ne pas subir les assauts de hiver. Du coup, elles sont fraîches et disposes pour s’accoupler en mai. La gestation dure un peu plus d’un mois . D’abord allaités, les petits seront sevrés vers 1 mois et demi car l’été ne dure pas longtemps en montagne et ils doivent devenir robustes avant l’hiver. Tout doit aller vite! Ils ne tardent pas à se livrer à de charmantes galipettes qui font le ravissement des randonneurs. Mais insouciants qu’ils sont, ils ne reconnaissent pas l’ombre de l’aigle qui plane justement à la recherche de tendres proies. Et le renard qui s’aventure aussi dans ces hauts pâturages ne rate pas l’occasion de croquer du marmiton! C’est dire que le rôle de la sentinelle est primordial pour la communauté. C’est généralement un animal âgé, choisi sans doute pour son expérience.

La marmotte, un architecte de génie

Dès que l’alerte est donnée, on est étonné par la rapidité de leur réactivité. Le sifflement du guetteur est un cri émis par le larynx qui déclenche une fuite vers les terriers. Comment éviter la bousculade dans ces terriers étroits où il n’est pas possible de circuler de front? Tout a été prévu avec des toboggans verticaux comme dans les sorties de secours des avions. Des amorces de galeries servent aussi de refuge et permettent juste de se retourner. On peut admirer les qualités d’architecte de cet animal qui n’est pas aussi endormi qu’on veut le dire. Il suffit de les voir se faufiler et escalader des pentes raides!

Chasser la marmotte…oui en photo!

L’habitat de la marmotte est le massif alpin, au-dessus de la ligne des rares, entre 1500 et 3000 m. Elle a occupé ce massif dès la préhistoire et sa disparition il y a 10 000 ans dans les montagnes des Pyrénées n’a pas été élucidée, on pense que c’est l’augmentation des températures. ou la pression de la chasse. Puis 400 individus ont été réintroduit en France entre 1948 et 1988. En 2000, on recense 10 000 individus toujours dans les Pyrénées.
Leur chasse est partout règlementée mais il n’en a pas toujours été ainsi. Sa fourrure est peu recherchée mais la graisse de marmotte a eu pendant longtemps valeur de remède, hélas pour elles! Ces vertus expliquent le braconnage qui a subsisté pendant de longues années. Chaque pays a ses traditions. Les chinois prêtent des vertus médicinales à la graisse qui a sous la peau de l’âne et qui est employée dans la médecine traditionnelle.
Les marmottes vivent en petite colonie dont l’organisation passionne plus d’un. Au départ, il y a un couple et 2 à 5 jeunes de l’année. Il est fréquent de compter quelques dizaines d’individus groupés en cellule familiale.C’est un peu comme dans le tiers-monde finalement, on vit en tribu, on se serre les coudes bien que ce ne soit pas si facile pour une marmotte dans sa galerie juste assez large pour laisser passer l’animal! Ces galeries forment de véritables labyrinthes de plusieurs dizaines de mètres, à ouvertures multiples, souvent cachées astucieusement par une grosse pierre. Le fond du terrier est situé vers 2 à 3 m de profondeur et est constitué par une vaste chambre tapissée confortablement e foin et herbe sèche à l’approche de l’hiver. La petite tribu va y passer l’hiver, serrée les uns contre les autres après avoir tassé dans chaque entrée une sorte de boucon de plus d’un mètre de terre, d’herbes et de petites pierres. A ce moment là, le coeur va ralentir et la température qui est la même que la nôtre, va tomber vers 5 °. La vie va se dérouler au ralenti mais certaines fonctions vitales vont être conservées et les marmottes ont prévu des «  toilettes », sortes de petites salles qui leur permet d’uriner sans souiller leur litière.
Au printemps, courant mai en général, à la fonte des neiges, elles ont perdu la moitié de leur poids. Le logis est désobstrué et gare aux jeunes pousses, aux tubercules et aux petites racines bien tendres entre les plaques de neige. Le festin commence et il faudra qu’il soit copieux pour fournir la précieuse graisse pour l’hivernage prochain.

Nos randonnées et les marmottes

Dans notre circuit multi-activités en Mercantour, spécial famille avec jeunes enfants, notre guide propose une sortie à la découverte des marmottes, pour le grand plaisir des petits qui se réjouissent de voir ces peluches vivantes à longue queue!

Les oiseaux

Passage de cigognes sur le Mercantour

C’est le printemps et le confinement est rendu encore plus difficile pour les citadins enfermés dans leur appartement quand on entend les oiseaux nous promettre une belle journée! Ici dans le Mercantour, l’équipe d’Itinerance est confinée en plein milieu d’une nature sauvage et extraordinaire. Nous avons une pensée pour tous les confinés des villes! Les cigognes traversent le ciel et claquent du bec. Elles se sont posées à Varberg dans les prairies à peine sorties de leur blanc manteau. » « Elle ne niche pas dans les Alpes-Maritimes, mais on est actuellement en période de migration », décrypte Benjamin Salvarelli, responsable de programme biodiversité à la Ligue protectrice des oiseaux (LPO) Paca. Les cigognes sont de retour d’Afrique, où elles ont passé l’hiver. Elles repartent nicher en Camargue, où il y a une centaine d’individus, mais pour la plupart vers le Nord de l’Europe. »

Les hirondelles ne font pas le printemps

Tôt le matin, déjà, les petits peuples des arbres nous narguent et nous enchantent. Les mésanges attendent avec impatience que les cerises arrivent. Les geais sont déjà prêts et volent au-dessus des fruitiers évaluant si la récolte sera bonne et la concurrence sera rude. Le coucou était à l’heure la semaine dernière mais nous n’avions pas de sous en poche. La tradition veut que l’on ait un peu de monnaie quand on entend pour la première fois le chant du coucou mais 2020 ne sera pas une année-à-sous, c’est sûr pour nous qui travaillons dans le tourisme! Mais pourquoi pas une année riche en rebondissements avec une nouvelle vie qui doit s’inventer avec un peu d’imagination!
A l’heure où tout semble difficile à cerner, il est bon de se rapprocher de la beauté de la nature. La magie salvatrice du chant des oiseaux au petit matin, le scintillement des étoiles la nuit sont le support moral quand on se fatigué d’une vie confinée.
Hubert Reeves a écrit «  Oiseaux, Merveilleux oiseaux: Il s’émerveille devant leurs prouesses «  un des plus émouvants témoignages de la prodigieuse richesse de notre univers. Comment le vol gracieux des hirondelles a-t-il pu émerger de la chaotique matière primordiale? »
Voilà des questions qui nous remettent à notre juste place dans la nature et nous poussent encore une fois à poser un regard étonné et neuf sur cette Terre que nous malmenons.

Avifaune Mercantour

Oiseaux et biodiversité dans le Mercantour


L’hiver est bien parti et la douceur est présente. 41 à 42° c’est la température corporelle des oiseaux. Celle-ci est bien au-dessus de celle des humains et en hiver les passereaux doivent compenser les importantes pertes énergétiques en trouvant de la nourriture riche en lipides. Ainsi les passereaux peuvent perdre jusqu’à 10% de leur poids lors des nuits froides. Alors en ce matin printanier, nous avons choisi de parler «  oiseaux ». Le sujet est vaste et il n’est pas de notre propos de nous lancer dans un recensement des connaissances mais de « survoler »,( terme bien approprié) la biodiversité du Mercantour http://biodiversite.mercantour-parcnational.fr/groupe/Oiseaux. Après un bref inventaire des oiseaux du Mercantour, nous essaierons simplement ici de présenter les grandes associations qui comme la LPO ou le parc national du Mercantour sont en charge de la protection et de l’observation des oiseaux.

avifaune Mercantour


Les oiseaux dans nos vallées du Mercantour

Plus de 150 espèces sont présentes sur notre territoire du Mercantour avec des oiseaux d’altitude comme la Perdrix bartavelle, la Niverolle des Alpes, le Tétras-Lyre, le Lagopède alpin, l’Aigle royal ou le charognard casser d’os, le Gypaète Barbu, plus grand oiseau d’Europe avec une envergure approchant 2 m 70.Voici un excellent site qui va vous permettre de reconnaitre le chant des oiseaux du Mercantour :Lors de vos randonnées vous serez intrigués par les chants divers qui vous accompagneront. Dans certaines falaises, au rocher de Bramus après le tunnel et au-dessus de Bante, on peut voir voler très haut dans le ciel des espèces de »corneilles », ce sont en réalité des chocards à bec jaune, oiseaux granivores insectivores vivant en colonies, au tempérament remarquable.
Autour des villages et des campagnes, la hulotte ou chat huant, la
chevêche, le moyen-Duc vous rappelleront par leur chant toute l’ampleur
de la vie secrète de la nuit.
Comme beaucoup d’autres animaux, ils préfèrent le calme et la couverture de la nuit pour partir à la recherche de leur nourriture, alors que le jour, ils se reposent, à l’abri de toute indiscrétion.
Si au bout d’une longue randonnée vous vous trouvez pris par la nuit, redescendez sans précipitation, mais avec prudence. Vous entendrez, de 1700 à 1500m la chouette Tengmalm dans les forêts de mélèzes ou de conifères. Cette petite chouette, très discrète par son habitat et ses moeurs nocturnes, vous accompagnera peut-être un bout de chemin, intriguée par le faisceau de votre lampe de poche.
Allant du roitelet au pic vert en passant par le bec croisé et le geai, quelques perdrix grises quoique très rares à cause du manque de cultures peuplent nos campagnes.
Enfin les rapaces diurnes: éperviers, buses variables, faucons Crécerelles, nichant en paroi rocheuse, le Circaëte ou Jean le Blanc nichant au sommet des conifères à la saison estivale (aigle des serpents).
Il est possible de voir sur un névé les traces du lièvre variable, peut-être un petit Tétras, sans doute un Lagopède alpin.
Plus haut encore dans le ciel, vous aurez peut être la chance de voir le roi de la vallée : l’aigle royal, implacable, intouchable, assumant le rôle ingrat d’éliminer tous les animaux impotents, blessés, malformés qui pourraient tôt ou tard devenir un danger pour les populations saines. Itinerance organise régulièrement des stages de faune et avifaune avec Cedric Robion comme guide et vous pourrez recueillir toutes les informations utiles lors de ces randonnées pour parfaire votre connaissance des oiseaux du Mercantour.

Les rapaces dans le parc national du Mercantour

Parmi les 15 espèces de rapaces diurnes et nocturnes du Parc national du Mercantour, 3 espèces emblématiques et remarquables, soit par leur rôle écologique ou leur statut d’espèce protégée, font l’objet de suivis spécifiques et, dans le cas du gypaète barbu Gypaetus barbatus, d’une opération de réintroduction.

Les protocoles d’étude
Les rapaces, groupe d’espèces emblématiques et d’intérêt biologique, ont fait l’objet, dès la création du Parc national du Mercantour, de 3 types de programmes ou projet en vue de leur sauvegarde,notamment en intégrant des problématiques de gestion. L’inventaire par milieux a permis d’établir
la liste des espèces présentes (rapaces diurnes et nocturnes). L’aigle royal Aquila chrysaetos a fait l’objet d’un dénombrement des couples et actuellement d’un suivi de la reproduction. La répartition et le régime alimentaire du faucon pèlerin Falco peregrinus et du grand-duc d’Europe Bubo bubo ont été étudiés, avec pour cette dernière espèce une évaluation de la mortalité liée au réseau EDF.
Le gypaète barbu, disparu des Alpes (dernier oiseau, tué en 1913 dans le Val d’Aoste) et autrefois présent dans les Alpes du sud, bénéficie d’un programme de réintroduction international, le Parc national ayant été retenu comme quatrième site de lâcher dès 1990 et la première opération de lâcher intervenant en 1993.
L’aigle royal, Aquila chrysaetos: le suivi de la reproduction des couples d’aigle royal (1999 : 41 couples dont 23 en zone centrale)à travers un échantillon de population permet de disposer d’une veille écologique sur cette espèce.
En effet, il est supposé que des variations importantes de la productivité (nombre de jeunes par rapport au nombre de couples suivis) ou du succès de la reproduction (nombre de jeunes par rapport au nombre de couples pondeurs) sur plusieurs années mettraient en évidence des
perturbations affectant l’espèce. Pour effectuer ce suivi, il est nécessaire de connaître l’occupation spatiale pendant la reproduction ainsi que les aires de chacun des couples. Ceux-ci sont contrôlés à chaque saison de reproduction en vue du repérage de l’aire utilisée, le suivi au nid étant maintenu jusqu’à l’envol du jeune.

Protection de l’avifaune dans le Mercantour

Nous nous insurgeons contre les Chinois et leur habitude de manger la faune sauvage les considérant un peu comme des sauvages mais qu’en est-il de nos pratiques :
BirdLife International estime que plus d’un demi-million de passereaux sont ainsi braconnés en France chaque année à des fins gastronomiques ou pour leur qualité d’oiseaux chanteurs. Voir à ce sujet l’article de la LPO

Pour ceux qui veulent aller plus loin, la LPO organise un mooc.
L’objectif est d’acquérir des connaissances scientifiques, techniques et méthodologiques et être en mesure de reconnaître et d’étudier le comportement des oiseaux. La partie théorique en ligne est complétée par un programme de formations pratiques sur le terrain, Le pack n° 1 dispense 10 cours présentant les critères d’identification de 121 espèces d’oiseaux et propose près de 600 questions d’exercices avec, les corrections correspondantes.
Contenu des cours du Pack 1 
• Taxinomie
• Topographie et description / outil 1
• Les groupes / outil 2
• Les familles / outil 3
• Les passereaux / partie 1 : divers
• Les passereaux / partie 2 : les granivores
• Les anatidae / partie 1 : les canards
• Les oiseaux d’eau (autres)
• Les rapaces diurnes / partie 1 : ceux de taille moyenne
• Introduction aux chants
• Exercices récapitulatifs

Contenu des cours du Pack 2
• Les Laridae – Sternidae
• Les rapaces diurnes / partie 2 : ceux de petite taille
• Anatidae / partie 2 : les oies et les cygnes
• Les colorés (martin-pêcheur etc.)
• Les pics
• Passereaux / partie 3 :  les opportunistes
• Passereaux / partie 4 : les insectivores terrestres/percheurs
• Les nocturnes
• Les chants / partie 1
• Exercices récapitulatifs
Contenu des cours du Pack 3
• Révision des Packs 1 et 2
• Les rapaces diurnes / partie 3 : les grands
• Passereaux / partie 4 : les insectivores terrestres/percheurs (pipits)
• Passereaux / partie 5.1 : les insectivores acrobatiques/farfouilleurs (pouillots, fauvettes)
• Passereaux / partie 5.2 : les insectivores acrobatiques/farfouilleurs (troglodyte, roitelets, cisticole, bouscarle, locustelle)
• Les pigeons, tétras
• Limicoles / partie 1 : les chevaliers
• Limicoles / partie 2 : les bécasseaux
• Les martinets
• Les chants / partie 2
• Exercices récapitulatifs
Contenus des packs 4 et 5 à venir

avifaune parc national Mercantour

Annexes : données de la DIREN( direction régionale de l’environnement)
Faune ( inventaire du Patrimoine Naturel de Provence-Alpes-Côte d’Azur
: au niveau de l’avifaune nicheuse et estivante, on rencontre un cortège riche et diversifié:

Aigle royal, prestigieux rapace diurne remarquable, actuellement en légère augmentation après avoirfortement régressé, occupant préférentiellement les régions accidentées avec zones rocheuses et étendues forestières, Circaète Jean-le-blanc, rapace remarquable d’affinité méridionale, au
régime alimentaire ophiophage, Caille des blés, espèce remarquable des milieux dégagés à végétation herbeuse haute (prairies et cultures notamment), jusqu’à 2 200 m. d’altitude,
Lagopède alpin, espèce avienne remarquable, menacée et en régression, d’origine arctique, relique de l’époque glaciaire dans les Alpes, où elle occupe les reliefs de croupes et de crêtes, fréquemment enneigées et balayées par le vent entre 1 800 et 3 700 m. d’altitude, Tétras lyre,
espèce remarquable assez raree t en léger déclin, d’affinité montagnarde, typique des écotones entre forêts (lisières), prairies, pelouses et landes,
ESPECES REMARQUABLES

  • Mont pelat – Mont Saint Honorat – Grès d’Annot 1
    Oiseaux de la Directive Oiseaux :
  • Oiseaux de l’Annexe 1 : Chouette de Tengmalm (Aegolius funereus),
  • Perdrix bartavelle des Alpes(Alectoris graeca saxatilis),
  • Aigle royal (Aquila chrysaetos),
  • Hibou grand-duc (Bubo bubo),
  • Circaète Jean-le-Blanc (Circaetus gallicus),
  • Busard cendré (Circus pygargus),
  • Pic noir(Dryocopus martius),
  • Bruant ortolan (Emberiza hortulana),
  • Faucon pélerin (Falco peregrinus),
  • Chouette chevêchette (Glaucidium passerinum),
  • Aigle de Bonelli (Hieraaetus fasciatus),
  • Lagopède alpin ssp. des Alpes (Lagopus mutus helveticus),
  • Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio),
  • Alouette lulu (Lullula arborea),
  • Milan noir (Milvus migrans), Milan royal (Milvus milvus),
  • Bondrée apivore (Pernis apivorus),
  • Crave à bec rouge (Pyrrhocorax pyrrhocorax),
  • Tétras lyre ssp. continentale (Tetrao tetrix tetrix)
  • Les rapaces de jour, dont les populations sont en progression, à l’instar du faucon pélerin, de l’aigle royal avec une quarantaine de couples nidifiant dans le massif et du gypaète barbu, vautour de 2,80 m d’envergure qui avait disparu des Alpes, sont les plus spectaculaires. Parmi les nombreux oiseaux qui passent toute ou une partie de l’année dans le Mercantour, certains attirent particulièrement l’attention. Ainsi, le bruyant casse-noix, habitant des mélèzeins, cache des réserves de graines sur son territoire pour survivre à l’hiver.armi les gallinacés, le tétras-lyre, avec sa somptueuse livrée noire dotée de barres alaires blanches et ornée de caroncules turgescentes qui surmontent les yeux, est particulièrement sensible au dérangement, comme la perdrix bartavelle qui est en régression. Quant au lagopède, il change de couleur avec les saisons : brun en été, il devient blanc comme neige en hiver. les rapaces nocturnes (ordre des strigiformes) sont répartis en deux familles. On pourrait s’attendre à voir ranger les chouettes d’un côté et les hiboux de l’autre… Que nenni
    La famille des strigidés regroupe tous ces rapaces, à l’exception… de la chouette effraie, qui représente à elle toute seule la famille des tytonidés.
    -les rapaces diurnes ne sont pas divisés en charognards d’un côté et prédateurs de l’autre, mais en accipitridés (aigles, buses, éperviers, vautours, etc) et falconidés (tous les faucons), plus le balbuzard pêcheur, seul représentant de la famille des pandionidés.
    -certains groupes particulièrement abondants se répartissent en deux familles, comme les fauvettes, voire en trois, comme les mésanges.

Par ailleurs, la situation de carrefour géographique et climatique explique que nombre d’espèces soient en limite d’aire de répartition: originaire de Ligurie, la taupe aveugle,le crocidur leucode et le campagnole de Savi ; en limite d’aire sud-occidentale, la chouette de Tengmalm et la chouette chevêchette ; en limite d’aire méditerranéenne, le hibou petit-duc et le lézars ocellé.

Les reptiles

Un bon randonneur s’enquiert toujours prudemment de savoir s’il y a des vipères. Il est temps de parler de la vipère d’Orsini au museau arrondi, la tête peu triangulaire, la pupille en fente verticale, le corps trapu et la taille allant jusqu’à 50 cm, de couleur gris beige avec un trait en zig-zag brun sombre à noir. Elle porte le nom de celui qui l’a découverte, Antonio Orsini né au 19 eme siècle. Elle hiberne sous terre dans les anfractuosités des rochers ou entre les racines de genévriers et elle réapparait au printemps. Elle se nourrit exclusivement de criquets et de sauterelles. Son prédateur est le circaëte Jean le Blanc. Sa morsure n’a jamais nécessité d’hospitalisation car son venin est 3 à 4 fois moins toxique que la vipère aspic. Elle est protégée, classée en danger bien qu’elle soit innofensive

La vipère aspic : Les écailles sont carénées, les pupilles fendues, la queue est courte et le museau est retroussé. Ses 2 crochets à venin servent à neutraliser sa proie. Ce n’est pas un serpent agressif qui préfère la fuite en présence d’une menace. Cependant sa morsure présente des conséquences non négligeables. Elle est exceptionnellement mortelle toutefois

Vipère aspic

Le mot de Gédéon, âne de plus en plus philosophe

C’est un article du Monde que je permets de commenter sur la dégradation de la bio diversité et l’impact de vous les humains sur les écosystèmes qui du coup vous a rapproché de la faune sauvage. Par vos activités effrénées, vous êtes responsables des perturbations de la nature et de ses virus. Méfiez-vous que d’autres virus n’apparaissent pas. Nous les ânes, on aimerait bien continuer à randonner tranquillement à travers les forêts à faire des clin d’oeil à nos amis sauvages. Souvenez-vous de cet article, quand les sentiers ont des oreilles….Et puis, vous appartenez au règne animal, ne vous en déplaise!

Bibliographie

http://biodiversite.mercantour-parcnational.fr/

http://www.mercantour-parcnational.fr/fr/des-connaissances/le-patrimoine-naturel/la-faune-du-mercantour/marmotte

http://www.parcsnationaux.fr/fr/des-connaissances/biodiversite/faune-emblematique/les-mammiferes/la-marmotte-des-alpes

http://www.oncfs.gouv.fr/events/animois/2002/ss_rub42.php

http://www.parcsnationaux.fr/fr/des-connaissances/biodiversite/faune-

Un excellent guide pour emporter dans son sac à dos : « Oiseaux d’Europe de Hermann Heinzel/ Richard Fitter/John Parslow de Delachaux et Niestlé. Les cartes montrent les directions générales suivies par es oiseaux migrateurs, l’identification est assez simple et les planches ont été exécutées pour le livre.

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