Une nature sauvage dans le Mercantour

Gorges de Daluis dans le Mercantour avec le hameau de Villeplane

La réserve naturelle des gorges de Daluis : une Montagne unique en Europe avec ses cimes entre azur et soleil au coeur du parc national du Mercantour, ces lieux exceptionnels ont été retenus en tête du patrimoine des sites naturels européens à préserver en priorité. Nous avons choisi de vous présenter notre hameau et son environnement si vous décidez l’été prochain de venir profiter du calme et de la beauté de nos montagnes pour oublier le confinement et vivifier vos vacances pour repartir en pleine forme. Nous proposons un séjour «  à la coule « , pour simplement profiter, s’étonner, se poser et admirer : flâneries en Mercantour. C’est ici une formule plus contemplative à l’inverse de notre randonnée itinérante qui oblige malgré tout à atteindre l’étape suivante. Chaque jour, il vous sera proposé un choix d’étapes et d’activités différentes selon vos goûts et vos envies en partenariat avec le bureau des guides OEROC de Varberg. Les chambres familiales à votre disposition à l’ecogîte de Villeplane sont confortables et pleines de charme. Ne parlons pas des yourtes perdues dans la nature qui vous permettront d’admirer le ciel étoilé exceptionnel puisque notre région est située au coeur d’un territoire qui s’engage pour la protection de l’environnement nocturne . Voir l’article sur notre blog/

La nature autour de notre hameau Villeplane

Randonnée aquatique des gorges de Daluis


Le village de Guillaumes est composée de petits hameaux enclavés dans les montagnes et qui subsistent difficilement. Au début du siècle, ces petits villages vivaient de l’agriculture et de l’exploitation des mines de cuivre pour le hameau d’Amen aujourd’hui abandonné mais qui est réhabilité par des passionnés malgré les 2 heures de marche. Notre hameau de Villeplane, a connu le destin inverse, déserté dans les années 60, il bénéficie aujourd’hui du dynamisme lié à un tourisme vert et responsable.
Villeplane est localisé sur un territoire de montagne où l’érosion des sols est importante, comme tout le reste de la haute vallée du Var. Les formations boisées ont été massivement défrichées autrefois pour créer des espaces favorables à l’agriculture. C’est un petit hameau constitué de quelques maisons datant du 17/18 eme siècle
Les zones forestières résiduelles étaient exploitées de manière importante. La situation si critique en terme de dégradation des sols de la fin du XIXème siècle a obligé l’Etat à une politique sévère de Restauration des Terrains en Montagne (RTM). Aujourd’hui une partie des forêts a donc pour objectif essentiel la stabilisation des versants et la limitation de cette érosion.

La richesse de l’eau

Torrent Mercantour

Le climat méditerranéen est très sec mais ne vous y fiez pas, Il pleut ici beaucoup plus en moyenne annuelle que dans le nord de la France! En effet une des caractéristique de ce climat est la concentration très importante des précipitations qui peuvent atteindre 150mm en quatre heures. Leur brutalité dépassent les capacités d’absorption du sol et provoque une forte érosion, principalement en automne, novembre étant le mois le plus arrosé.

Les Alpes-Maritimes est l’un des départements de France les plus riches en eau, c’est vrai qu’elle y est omniprésente : la mer Méditerranée le borde et il y a une abondance de rivière, de sources, de lacs, de gorges et de grottes. Il contient beaucoup de nappes aquifères souterraines, mais l’étude de ces nappes est très en retard par rapport à d’autres départements. Ceci s’explique par le fait que ce département étant riche en eau, on s’est contenté d’exploiter ce qu’on avait «sous la main» sans trop se préoccuper d’avenir lointain (prise d’eau en rivière, captage de source, puits superficiels). Prenons conscience que l’eau sous ces différentes formes est un de nos biens les plus précieux. Retrouvons le respect qu’avaient nos ancêtres envers elle, quand la source, la rivière, la mer étaient considérées comme des éléments sacrés qu’il fallait craindre, assagir et utiliser avec égard… Nous avons le droit de l’utiliser mais aussi le devoir de la gérer avec conscience et de ne pas en profiter abusivement.

Remède Physique et spirituel, l’eau a toujours apaisé le corps et l’esprit. A travers les âges elle a été considéré comme le milieu originel des êtres, dispensatrice de fécondité, de santé et de jeunesse, inspirant aussi la crainte et le respect en raison de son origine mystérieuse.
Beaucoup de cultes païens avaient pour origine l’eau. Plus tard le catholicisme y a fait souvent référence : les fontaines miraculeuses, l’eau purifiante, application de l’eau sur certaines partie du corps malade ou à protéger,… Saint Pons était autrefois invoqué pour Faire venir la pluie ou le beau temps sur les cultures.

La commune de Guillaumes prend son eau potable sur cinq captages installés sur la commune : celui de Tirboeuf, de Bouchanière, de Villetale, de la Ribière et enfin celui de Villepelane. L’eau de ce canton étant pure et très bonne, il n’est pas nécessaire qu’elle soit traitée, c’est ainsi que vous pouvez savourez le vrai goût de l’eau à l’écogîte!
Le captage de Villeplane est installé sur la source de la Palud depuis environ une cinquantaine d’année (Palud signifiait marais en vieux français).
La recherche de l’eau a toujours été déterminante dans le choix de l’implantation de l’homme. Autrefois, avant que le captage de la source existe, les habitants du village construisaient des réseaux de canaux qui amenaient l’eau parfois de très loin jusqu’aux cultures. Pour l’eau potable ils utilisaient deux petites sources, l’une d’elle était au dessus du village et alimentait la petite fontaine qui se trouve actuellement juste en dessous de l’écogîte. Elle est aujourd’hui branchée sur le captage de la Palud. Lors de vos randonnées autour de l’écogîte de Villeplane, vous passerez devant ce captage et vous pourrez apprécier cette eau pure venant directement de la montagne.

Une FORET jeune et peu exploitée qui occupe de grands espaces

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Les sites de la vallée sont en majorité forestiers avec 14 735 hectares de forêts, soit 63,5% des sites (Source : SIGIFN). Il s’agit d’une forêt jeune notamment la forêt domaniale qui colonise de plus en plus les autres milieux naturels. Les grands types de boisements des sites sont :

  • La futaie résineuse, le plus souvent de pins sylvestres
  • La futaie de feuillus, non exploitable
  • Le taillis de chêne pubescent
  • Le peuplement mélangé de feuillus et de résineux
    • Les peuplements clairs de mélèzes
    La forêt existe sous trois statuts de propriétés sur les sites. 75% des parcelles sont privées, le reste est communale 16% et domaniale à 8,3% (Source ONF).
    La part de forêts aujourd’hui économiquement exploitables sur les sites couvre une faible surface par rapport à leur ensemble sur le territoire. L’exploitation forestière est très faible en raison d’une topographie difficile et de la qualité médiocre du bois. L’affouage (droit de prendre du bois de chauffage dans des forêt appartenant à l’état ou aux communes) est encore pratiqué à Villeplane.
    La majorité des peuplements forestiers est par conséquent maintenue en évolution naturelle en restant sous la veille continue des gestionnaires. Le traitement sylvicole appliqué est généralement la futaie jardinée et certaines fois irrégulière. Ces modes de gestion permettent de concilier au mieux l’objectif de production à celui de protection des sols. Il y a peu de travaux d’amélioration des peuplements en futaie irrégulière car les communes n’ont souvent pas les moyens d’investir dans de tels chantiers.
    Les exploitants forestiers viennent du littoral ou des Alpes de Haute Provence. Seuls quelques artisans travaillent le bois sur les sites. La grande majorité de l’exploitation se fait en forêt publique.
    La forêt privée est morcelée et très peu gérée.
    Toutefois la forêt accueille bien d’autres usages sur les sites :
  • Le sylvo-pastoralisme (pâturage en sous-bois)
  • L’accueil du public
  • la pratique de la chasse
    • La défense des forêts contre l’Incendie
    Concernant ce dernier volet, le département des Alpes-Maritimes possède une force spéciale, force 06, dont 10 forestiers-sapeurs sont basés à l’année à Guillaumes. Leur mission principale sur les sites est l’ouverture de milieux par gyrobroyage ou brûlages dirigés pour les éleveurs et les sociétés de chasse, et l’entretien des sentiers du PDIPR, des pistes DFCI et les bords de routes. Ainsi, 500 hectares ont été brûlés en 2007 sur le canton de Guillaumes.

Tendances évolutives


La tendance générale sur les sites est à l’enfrichement et au reboisement plus ou moins rapide des espaces ouverts.
Il est à noter un certain dépérissement des pins sur le secteur dû aux sécheresses successives de 2003-2005, signe d’une possible modification climatique. Pour relancer les coupes, le débardage par câble est encouragé mais n’a pas encore été expérimenté. Un projet de gestion en régie des coupes par l’ONF est également à l’étude. Le CRPF semble également se mobiliser sur certains secteurs de la zone.
L’ONF, la RTM et Force 06 sont de plus en plus sollicités par les communes, les agriculteurs ou encore les chasseurs pour des prestations d’ouverture de milieux ou d’entretien suite à des perturbations naturelles. Par exemple l’enlèvement de chablis tombés en travers de sentier (chablis est le nom donné à la chute naturelle d’un arbre le plus souvent à cause du vent ou de la neige, il est ainsi déraciné.)

Effets positifs pour l’environnement


-Présence d’îlots de forêts mâtures et d’arbres âgés isolés, habitats propices pour la faune.
-gestion forestière favorisant une stratification et une diversité maximale des essences.
-Vieillissement des forêts favorisant la biodiversité lié aux difficultés d’exploitation.
-Abandon des rémanents et conservation des arbres morts qui favorise la présence d’une entomofaune riche.
-Ouverture de milieu raisonnée par brûlage et gyrobroyage.
-Sensibilisation du public aux enjeux environnementaux au travers des nouvelles orientations

Effets négatifs possibles pour l’environnement


-La multiplication des pistes pour l’exploitation des coupes au rapport parfois faible qui peuvent entraîner un impact paysager négatif et une perturbation du milieu importante.
-Coupes rases.
-Réalisation des ouvrages de corrections torrentiels en béton sur les sites, alors que le bois pourrait être privilégié.

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